Mike Oldfield - Tubular Bells - pressage vinyle original Virgin 1973

Sorti le 25 mai 1973, Tubular Bells est le tout premier disque publié par Virgin Records, le label que Richard Branson venait alors de fonder. Enregistré presque entièrement en solo par Mike Oldfield, multi-instrumentiste britannique de 19 ans, cet album purement instrumental en deux longues pièces (Part One et Part Two) doit une bonne partie de sa notoriété mondiale à un extrait repris quelques mois plus tard dans le film L'Exorciste. Ce pressage 33 tours original, pressé au Royaume-Uni sous la référence catalogue V 2001, reste l'un des disques fondateurs du rock progressif et le point de départ d'un label qui produira ensuite aussi bien les Sex Pistols que Culture Club.

Pourquoi ce disque a-t-il donné naissance à Virgin Records ?

Au début des années 1970, Richard Branson dirige un réseau de disquaires par correspondance et rêve de produire lui-même de la musique. Il finance The Manor, un studio installé dans un manoir du XVIIe siècle au nord d'Oxford, où le jeune Oldfield, refusé par plusieurs maisons de disques établies, peut enfin enregistrer la pièce qu'il porte en tête depuis des années. Le succès de l'album assure la survie du label naissant et ouvre la voie à des décennies de catalogue Virgin.

Comment un musicien de 19 ans a-t-il joué presque tous les instruments ?

Entre novembre 1972 et avril 1973, Oldfield enregistre seul, couche par couche, guitares, basses, orgue, clavecin, timbales et cloches tubulaires, sous la direction des producteurs Tom Newman et Simon Heyworth. Au total, une vingtaine d'instruments différents sont joués par le seul Oldfield sur Tubular Bells, une méthode de studio en couches largement inhabituelle pour un artiste aussi jeune à l'époque.

Que doit Tubular Bells au film L'Exorciste ?

Sorti sans tapage en mai 1973, l'album entre dans le classement britannique à la 31e place en juillet. Sa carrière bascule quand le réalisateur William Friedkin choisit l'ouverture de la Part One comme thème du film L'Exorciste, sorti en salles au Royaume-Uni début 1974. Porté par cette exposition inattendue, l'album grimpe jusqu'à la première place des charts britanniques dix-sept mois après sa sortie et atteint la 3e place du Billboard 200 aux États-Unis, tout en dominant les classements au Canada et en Australie.

Pourquoi la voix de Viv Stanshall clôture-t-elle la première face ?

À la fin de Part One, une voix égrène la liste des instruments entendus jusque-là : « grand piano… reed and pipe organ… taped motor drive amplifier… » et enfin, en point d'orgue, « plus… tubular bells ! ». Cette voix est celle de Viv Stanshall, chanteur du groupe The Bonzo Dog Band, alors hébergé au Manor au moment de l'enregistrement. Selon Oldfield lui-même, l'exercice n'a rien eu d'évident : Stanshall, pris de boisson, peinait à prononcer correctement les noms d'instruments, obligeant le jeune musicien à pointer chaque mot du doigt pendant la prise.

Ce pressage de 1973 a-t-il quelque chose de particulier ?

Les tout premiers exemplaires de Tubular Bells sortent dans une pochette non gatefold, conçue et photographiée par Trevor Kay autour de l'image d'une cloche tordue, avant que Virgin ne réédite l'album sous des dizaines de présentations différentes au fil des décennies suivantes. Cet exemplaire, référencé D2-48 dans le catalogue Ultra Disc, est un pressage stéréo britannique de la référence originale V 2001, en état M/VG : disque proche du neuf, pochette en très bon état. Un demi-siècle après sa sortie, ce 33 tours reste un jalon incontournable pour qui s'intéresse à l'histoire de Virgin Records autant qu'à celle du rock progressif.

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Sources :
Wikipedia – Tubular Bells
uDiscover Music – Mike Oldfield Launches Virgin Records – And Himself
Rare Record Collector – V2001 Mike Oldfield

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